
Nous remercions la Provence pour l'organisation du débat entre les 3 candidats, qui a eu lieu à Gardanne le 17 février.
Nous avons pu assister, d'abord, à une prestation déconcertante de l'élu RN, à l'image de sa campagne déconnectée des habitants, ne reposant que sur l'intelligence artificielle. Il a montré une méconnaissance incroyable des dossiers, et n'a porté aucune proposition, si ce n'est sur la sécurité mais avec une approximation frôlant l'amateurisme. Notons tout de même, un sens très personnel de la justice sociale: " Si on n'a que des pauvres, on n'y arrivera pas!" De son côté, le maire sortant affichait sérénité et humilité. Pourtant, très vite, il a montré qu'il n'assumait pas les erreurs de son mandat. D'abord en prétendant qu'il n'avait fait aucune promesse sur l'éducation en 2020, ce qui est faux. Ce qui nous amène aux errements financiers du mandat, les très chères études pour l'école modulaire, à deux reprises, pour finalement abandonner le projet avec un coût de plusieurs centaines de milliers d'euros. L'argent, ce n'est jamais un problème pour M.Granier qui prétend avoir assaini les finances de la ville, ce qui lui permettrait de se lancer dans un nouveau projet pharaonique, un centre de loisirs estimé , pour le moment, à treize millions d'euros, au Puits Z, sans concertation avec la population. Restant sur sa posture encore avec la smart-city, ne reconnaissant aucune erreur, même quand l'un des responsables de la société lui rappelle que la commune risque de devoir payer un peu moins de cent millions d'euros à l’entreprise, suite au recours judiciaire. Sur les services publics, le maire maintient qu'il n'y avait rien à faire contre la fermeture du centre F.Billoux et de la Poste de Biver ni contre la disparition du centre de traitement de la caisse primaire! Il affirme avec fatalisme que rien n'était possible pour maintenir ces services publics sur notre commune. Renoncement également pour défendre les droits des locataires de 13 Habitat qui visiblement ne l'intéressent pas trop, étant donné qu'il a réitéré sa volonté de changer la sociologie de la ville pour "faire venir un petit peu ceux qui ont plus les moyens de relancer l'économie de la ville, de consommer." Encore faut-il se demander où vont-ils dépenser leur argent, chez Grand frais?
Jean Marc La Piana a montré une véritable maîtrise des dossiers, une connaissance du terrain et des aspirations de la population. D'ailleurs, dès son introduction, Jean Marc La Piana fait des propositions fortes: création d'une mutuelle communale à destination de celles et ceux qui renoncent à se soigner, création d'une maison pluridisciplinaire de santé pour pallier l'absence de certaines spécialités sur la commune. Il s'engage à cultiver le bien vivre ensemble qui s'est dégradé ces dernières années, à faire revivre notre centre-ville notamment grâce aux boutiques à l'essai. Il affirme l'importance de prendre soin les uns des autres et de porter de l'attention à nos agents afin d'assurer la qualité des services publics. "Notre dynamique sera la concertation, si on veut réussir, on ne peut le faire qu'avec vous." Il s'est montré déterminé à défendre les services publics, défendre les locataires des bailleurs peu scrupuleux. Il a exposé des propositions en matière de mobilité douce avec une ceinture verte sur Gardanne Biver et une ambition particulière sur l'îlot Mistral, avec un réaménagement paysager du parking et la création d'une résidence intergénérationnelle, pour les seniors et les étudiants, permettant ainsi de redynamiser le centre ville.
Ses interventions ont témoigné d'un réel souci écologique avec la garantie de la fermeture de la Malespine au terme du contrat avec la ville en 2028, l'interdiction d'implantation d'usine Seveso, mais surtout avec un projet de géothermie permettant de chauffer les bâtiments d’une partie de la ville avec les eaux chaudes de la mine. Au sujet de l'industrie, il a souligné l'importance du travail des salariés de la CGT de la centrale, tout en se montrant vigilant par rapport l'entreprise Gazel énergie. Quant à Altéo, il s'est dit intéressé par la réhabilitation des parcelles qui vont être dépolluées. Sur de nombreux points, il s'est donc montré logique, pragmatique comme avec la rénovation des écoles avec un plan d'investissement pluriannuel ou encore la création d'un centre de supervision intercommunal pour mutualiser les moyens avec les communes voisines… Jean Marc La Piana a su montrer une vision réaliste et ambitieuse de l'avenir de Gardanne Biver, articulée autour de la démocratie communale.
Il nous reste encore un mois pour vous exposer nos propositions pour changer de cap!



