Conseil municipal du 16 avril 2026 : les orientations budgétaires

Jeudi 16 avril, en Conseil municipal, nous avons débattu des orientations budgétaires pour l’année à venir. Comme l’a souligné Marion Robert en introduction, un constat s’impose : ce débat arrive tardivement, alors même que le budget est déjà finalisé. Une méthode qui interroge sur la place réelle du dialogue et de la concertation. Sur le fond, derrière une présentation qui peut sembler rassurante, plusieurs signaux doivent nous alerter, comme l’a souligné Kafia Bensadi :

Une épargne en baisse
Des dépenses de fonctionnement en forte hausse
Un programme d’investissement très élevé (près de 20 M€)
Un recours important à l’emprunt (6M)

  • En clair, les marges de manœuvre de la commune se réduisent.

Jean marc la piana est revenu longuement sur l’investissement : Nous ne sommes pas opposés à l’investissement, bien au contraire. Mais ici, il s’agit surtout de financer des projets engagés lors du précédent mandat, souvent retardés et dont les coûts ont augmenté. Ce sont aujourd’hui des factures qui arrivent. En clair, on emprunte pour payer les factures du mandat précédent !

Autre point d’inquiétude : des hypothèses budgétaires fragiles, notamment sur le coût de l’énergie, en décalage avec les annonces nationales. 

Laurent Deshaies est revenu en détail sur ce point qui pose la question de la sincérité et de la solidité des projections. Enfin, ce rapport masque mal la tension structurelle qui pèse sur les agents municipaux, qui dépasse la seule question financière et interroge sur l’organisation et les conditions de travail au sein des services municipaux. 

Johanne guidini souche est revenue en détail sur cette question fondamentale de la dégradation des conditions de travail, de l’absence d’une politique claire d’égalité entre les femmes et les hommes, et d’encadrement intermédiaire. La conséquence, c’est l’augmentation exponentielle des accidents du travail et la dégradation du service public rendu à la population quand les agents sont à bout.

Quant à la « grande cause environnementale » annoncée pour 2026, elle reste pour l’instant floue, sans stratégie claire ni mesures à la hauteur des enjeux, alors que l’année 2026 est déjà bien entamée !Un budget, ce n’est pas seulement des chiffres. C’est une vision, une trajectoire pour la commune.

Aujourd’hui, cette vision manque de clarté, de cohérence et de crédibilité. 

Jimmy Bessaih a pointé dans le détail l’ensemble des incohérences de ce budget et le doublement parfois de certains équipements nouveaux dont on ne sait plus, à la fin, combien ils vont coûter à la commune !Nous continuerons à défendre une gestion plus rigoureuse, plus transparente, et surtout plus tournée vers l’avenir.